Ballon, Bubble, Globe

Les visiteurs des Fêtes des Lumières de Knokke-Heist se trouveront par deux fois face à une grande sphère. L’une apparaît pendant la promenade, géante dans le ciel, reposant sur un toit, hors d’atteinte ; l’autre est posée au sol, comme un organisme vivant attendant le doux contact d’une main humaine. Elles répondent aux noms de « Moonburn » et « Sonic Light Bubble ».

Telles deux étoiles déchues, ces grandes sphères reposent temporairement sur notre Terre, attendant, sans le moindre doute, une caresse, un mot gentil du Petit Prince. En attendant, nous pouvons tous les admirer.

Coup de soleil

Alors que, les jours de soleil, nous nous protégeons de ses rayons nocifs avec de la crème solaire, nous ne pouvons rien contre la force de la lune. Que tous ceux qui, le 22 décembre, passeront sous la pleine lune prennent gardent au « Moonburn » ! Cette lune qui brille dans l’obscurité se nourrit, le jour, de la folie des hommes. Elle absorbe en elle la lumière et l’agitation et, quand la nuit tombera et que vous regarderez naïvement sa lumineuse beauté, vous serez un instant pris de folie et croirez vous trouver dans une autre dimension.

Le collectif néerlandais « Stichting Barstow », fondé à Amsterdam en 2014, se compose des âmes d’artistes Steven Bos, Susan Lanting et Gover Meit. Leur objectif est de soutenir et stimuler le spectacle visuel sous toutes ses formes : théâtre, film, musique, art. Au centre de tout cela se trouve la recherche de nouvelles façons de rapprocher l’art du divertissement, en vue de stimuler simultanément le plus de sens possibles.

Pour « Moonburn », le trio a peint un ballon de six mètres de diamètre avec de la peinture phosphorescente. Éclairé à la lumière ultraviolette, le ballon reflète cette dernière en direction du public.

The more you can create that magic bubble, that suspension of disbelief, for a while, the better.
– Edward Norton –

Les sens en éveil

Vous n’aurez pas à craindre pour votre raison en vous approchant de « Sonic Light Bubble ». Cette sphère transparente, elle aussi de 6 mètres de diamètre, réagit par du son et de la lumière lorsque les visiteurs la touchent, encouragés par sa beauté féérique et translucide.
À l’intérieur comme à l’extérieur, sa surface est émaillée de 236 disques LED interactifs qui réagissent par du son et de la lumière lorsqu’on les approche. La réaction s’intensifie lorsqu’on les touche. Ces disques sont comparables à un écran vidéo à 360° qui fonctionne de jour comme de nuit.

C’est le studio de design multimédia ENESS, de Melbourne, qui a signé cette œuvre. Ses concepteurs disent travailler à l’intersection de l’art et de la technologie, et utilisent pour ce faire différentes techniques telles que la lumière, la programmation, l’architecture, le design interactif et la sculpture. Lors de sa fondation, en 1997, ENESS a été un pionnier dans l’art du mapping vidéo 3D, la projection sur une structure, lors de représentations théâtrales ou d’événements sportifs. Leur travail a été exposé dans le monde entier, de divers musées d’art moderne aux rues de Bombay.

Alors que l’œuvre était présentée à Londres, Nimrod Weis, directeur de création, a déclaré : « Sonic Light Bubble mène une vie propre en voyageant autour du monde. J’adore observer les réactions de personnes de différentes cultures. Plus d’un million de personnes ont déjà fait l’expérience de cette œuvre, et nous avons hâte de voir les réactions du public londonien. »

Nous sommes curieux de connaître les réactions des visiteurs de Knokke. Et vous ?