Lueurs

« Dans la plupart des festivals de lumière, on avance de projet en projet, un peu au hasard. Il n’y a pas de dénominateur commun, comme l’histoire du Petit Prince aux Fêtes des Lumières de Knokke-Heist. Je trouve vraiment qu’utiliser cette histoire est une bonne idée, cela lie tous les projets entre eux, et ces derniers sont encore renforcés par l’histoire attribuée à chacun sur l’appli. »

La parole est à Castor Bours, l’une des forces motrices de Studio Toer, le duo d’artistes derrière Social Sparkles. Il y a environ sept ans, il a fondé ce studio avec Wouter Widdershoven. Les deux Maastrichtois de naissance n’avaient pas d’idée préconçue quant à ce qu’ils comptaient précisément en faire. Ils voulaient simplement suivre leur propre chemin et leur imagination. Et naturellement, se découvrir sur le terrain, c’est tout une aventure.

Castor : Dans notre studio, nous aimons travailler avec le mouvement et l’interactivité, et tout ceci se retrouve dans Social Sparkles. Il s’agit de lampes qui réagissent aux personnes qui passent au-dessous. Quand il n’y a personne, elles sont tout simplement éteintes et s’allument une à une lorsque vous passez dessous. Elles se meuvent d’une façon très naturelle, de sorte à obtenir un mouvement indéfinissable, ce qui rend cette œuvre ludique : un aspect que l’on retrouve dans l’ensemble de notre travail.

Vous devez bouger et simplement profiter du moment présent.
– Castor Bours

Castor : De plus, notre travail est toujours très interactif, et c’est amusant de voir ce que cela provoque chez les gens. Souvent, ce sont les enfants qui le comprennent en premier. Pour Social Sparkles, il faut activer les petites lampes. Les adultes veulent alors faire un selfie. Malheureusement, s’ils s’arrêtent, les lampes ne fonctionnent plus. Vous devez bouger et simplement profiter du moment présent. Et ça, les enfants savent bien mieux le faire que les adultes. Mais c’est amusant de voir les gens qui restent plantés avec leur téléphone à la main, en attendant que quelque chose se passe.

Parfois, on voit même des grands-mères courir sous Social Sparkles.
– Castor Bours

Castor : De cette manière, les lampes vous encouragent à jouer avec cette interaction. D’autres personnes vous voient, cela les inspire et elles vont jouer à leur tour. Parfois, on voit même des grands‑mères courir sous Social Sparkles. Si ces lampes sont « sociales », c’est parce qu’elles réagissent à vous. Les gens réagissent ensuite les uns aux autres pour découvrir, chacun à sa manière, quels effets lumineux se produisent lorsqu’on passe au-dessous.

Vous verrons-nous aussi, un de ces jours, courir sous Social Sparkles et vous illuminer de joie ? Laissez sortir l’enfant qui sommeille en vous et allez-y ! Profitez à fond de cette installation lumineuse et des autres présentes aux Fêtes des Lumières de Knokke-Heist.